L'édito de la semaine
Le congé parental d’éducation alternéEcrit par VB

La loi sur le congé parental d’éducation figure en bonne place dans le droit social français. Mais le saviez-vous ? – A l’origine on envisagea de créer un « congé maternel d’éducation ».
Statistiquement ce congé commença par être un congé maternel d’éducation. Durant les premières années suivant l’entrée en vigueur de la loi, très peu d’hommes demandèrent à prendre un tel congé pour s’occuper de leurs enfants.
Nous sommes d’ailleurs encore peu nombreux à le demander mais les entreprises s’entrouvrent à l’idée qu’un homme puisse prendre un tel congé.
Le problème - Le congé parental d’éducation est de droit. L’employeur ne peut le refuser à la mère où au père qui en fait la demande. Mais le vrai problème est le suivant : - Comment concilier le souci de prendre soin de son enfant avec celui de ne pas perdre son entreprise de vue ? La durée maximale du congé parental d’éducation est de deux ans. Suffisant pour perdre contact avec sa boîte, non ? Et à deux ans votre bout de chou reste encore un tout petit ...
La solution - De plus en plus de conjoints se répartissent à deux la durée du congé parental d’éducation. Exemple, pour un congé parental d’un an : la mère de l’enfant prend six mois de congé, puis le père les six mois suivants. Tout le monde est gagnant : La mère, le père, l’enfant ... et les deux employeurs. Deux congés de six mois sont plus faciles à gérer qu’un congé unique d’un an.
La formule du congé parental d’éducation alterné est promise à un bel avenir. Pour nous les hommes c’est plus facile de le demander quand on peut expliquer à notre employeur que nous nous sommes organisés avec notre compagne pour nous répartir à deux la durée du congé.
L’égalité entre hommes et femmes ça marche dans les deux sens !


