Artiste invité
Henry ausloos 
Né le 24 août 1953 à Bruxelles.
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Reptiles et batraciens |
Autres |
Entré dans la photo animalière à 22 ans, après la lecture du livre « La chasse photographique » de Varin et Baufle, pour une agence photographique animalière belge. Premiers affûts et premiers voyages, mais surtout premières démarches pour la vente des reportages et des photos. Nombreuses publications dans des revues régionales, nationales et internationales.
En toutes choses, la persévérance et le talent payent. Il faut sans cesse s’accrocher, que ce soit financièrement ou sur le terrain. Celui-ci peut être incertain, dangereux, voir hostile, avec des conditions climatiques aléatoires ! Bref, pas évident de percer dans ce métier.
1979 :
- « Le guide de la chasse photographique » aux Editions Marabout
Livre traduit en allemand et en espagnol
- « Sur les chemins du Paradis » aux Editions Press and Pictures
1981 :
- « Le livre vert des promenades à pied et à vélo en Belgique » aux Editions VDM
Livre traduit en néerlandais
1984 :
- « Les animaux du monde » aux Éditions écologiques
- « Les quatre saisons » co-auteur et co-photographe chez Artis-Historia
- « Les pompiers » chez Artiscope (Artis-Historia)
1985 et 1986 : 6 titres
- « Le cerf », « La cigogne », « La loutre », « Le loup », « Le macareux moine », « L’ours brun » chez VDM
1987 :
- « Petits minous » chez Hemma
1990 :
- « Si les chats m’étaient contés » chez Solar
- « Si les chiens m’étaient contés » chez Solar

En 2003 :
- « Camargue des chevaux » chez Équinoxe
Livre récompensé par le Prix Centauriades – Prix du Public
- « Chevaux en liberté » co-photographe chez Hachette
En 2005 :
- « Un autre regard sur la Nature » au Parc Animalier des Pyrénées
En 2006 :
- « Guide de l’Alsace 2006-2007 » co-auteur (avec ma femme) au Petit Futé
- « Surcouf, le grand voyage » chez Nanouk Productions
- « Kramik, roi des montagnes » chez Nanouk Productions
En 2007 :
- « Guide de Strasbourg 2007 » co-auteur (avec ma femme) au Petit Futé
- « Guide de l’Alsace 2007-2008 » co-auteur au Petit Futé
En 2008 :
- « Guide de Nîmes – Escapades dans le Gard 2008 » au Petit Futé
- « Guide du Languedoc-Roussillon 2008-2009 » co-auteur au Petit Futé

Au début, spécialisation sur la faune du Grand Nord, par goût et attirance personnels, mais aussi par l’imprégnation, depuis la tendre jeunesse, des livres de Jack London.
Par la suite, l’Afrique m’a vu traîner mes pataugas du Nord au centre et d’Est en Ouest, mais également l’Asie. Ah, la lecture de Kessel et Kipling !
Bref, je suis et reste un rêveur, un romantique…un peu poète…
Le chant des sirènes américaines a été aussi très attirant : que ce soit dans les Everglades, dans et hors de l’eau, en Californie, en Utah, dans le Nevada, plus régulièrement en Alaska ou au nord du Canada (toujours cette attirance pour « Croc blanc » ou « L’appel de la forêt »).
Les eaux sombres ou claires de la Mer du Nord, de la Méditerranée, des océans atlantique, pacifique ou indien ont vu mes palmes venir les troubler.
Bien évidemment, la montagne, plutôt en hiver, car les animaux y sont plus faciles à observer et approcher, les marais, au printemps, aux lourds remugles ou la mer, ses rivages et ses embruns n’ont pas été oubliés.
J’ai ajouté une corde de plus à mon arc, celle de conférencier dès les années 80.

Ensuite, je me suis permis une pause d’une dizaine d’années, entre 1990 et 2000, mais entrecoupée de grands reportages photographiques sur le continent américain. Ceci pour voir grandir ma fille, Tabbata, et m’occuper de la propriété. Retraite bien anticipée faut-il le dire. Et puis un jour, j’ai repris mes appareils et parcouru alors, principalement l’Europe, de long en large, dans le but de compléter et reconstituer mes collections. Ce qui est toujours d’actualité. Des projets pour plusieurs mois sur l’Amérique du Nord et L’Afrique Centrale sont inscrits au calendrier 2009.
Nomade dans l’âme, plutôt bohème même, je reste rarement très longtemps au même endroit. Mon véhicule préféré, après le 4x4 (évidemment, même s’il n’est pas des plus écologiques !), est le camping-car qui permet d’être autonome quel que soit l’endroit choisi. Mais comme pour le matériel photographique, il n’y a pas de panacée miracle !
À part ma famille et la Nature, mes hobbies sont ; la lecture (je suis même un « bibliophage »), les mots croisés, le jeu d’échecs, le badminton et la plongée.
Comme le disent mes amis, je suis l’un de ces êtres qui écoutent respirer la terre et se mettent à son diapason…
Dans le calme et surtout le rêve, je goûte la vie…
Sportif, depuis ma jeunesse, de nombreux moyens de déplacement me sont connus : pilotage ou conduite de presque tous les engins à moteur : avion à hélices, paramoteur, voiture, camion, moto, quad, etc., mais aussi voilier, cheval, plongée, varappe…
On s’imagine me voir partout (en fait, c’est possible, mais j’espère être toujours très discret envers la Nature!).
Très bon plongeur aux dires de Pentax Europe, j’ai été choisi en 1990, pour réaliser leur agenda illustré international, uniquement par des photos sous-marines. Ces dernières étaient réalisées avec un boîtier 6x7 dans un caisson étanche : le Pentax Marine (poids du matériel, flashs compris, hors de l’eau : près de quinze kilos !).
Mondialement connu, un peu moins de 20 agences photographiques, réparties tant en Europe qu’aux États-Unis, en Afrique ou en Asie, distribuent mon travail.
Collaborateur, dès les années 80, du World Wildlife Found et de Greenpeace en leur fournissant des documents photographiques. Participation active également, de la campagne nationale « Pro Natura Belgica ».
Nombreuses campagnes publicitaires tel Coca Cola, mais aussi Sprite, Fanta et Kinley, qui ont inclus des photos d’animaux dans leurs capsules !

Les années 2000 ont vu la « déferlante numérique » tout envahir. Ne voulant pas rester un nostalgique, je suis passé au numérique pour 100 % de mes productions. Savoir qui, de l’argentique ou du numérique, est le meilleur est devenu une discussion oiseuse et totalement inutile.
Depuis plus de 30 ans, fidélité sans faille au matériel Nikon, et possession des optiques du 20 mm au 600 mm. Simplement, jusqu’en 1999 ce matériel était doublé en format 6x7 de Pentax, avec des objectifs du 35mm au 600mm également (ce dernier, pour l’époque, était un monstre tant pour le poids que l’encombrement. C’est la masse du matériel, puis les progrès de l’autofocus et de luminosité des optiques qui m’ont décidé à ne garder que du 24 x 36, puis évolution oblige, du numérique.
Participation à plusieurs émissions de télévision avec Marylise de la Grange sur TF1 dans les Animaux du monde dans le cadre des relations de la chaîne nationale avec la revue Terre Sauvage dont j’étais l’un des photographes préférés.
Plus récemment, en 2004-2005, la Télévision Suisse Romande a réalisé un reportage, d’une trentaine de minutes, intitulé « Henry et le loup », pour son émission très populaire, passant en prime time, « Passe-moi les Jumelles ». Ceci, afin d’expliquer comment un photographe animalier, professionnel, peut réaliser un livre sur le loup d’Europe. Ce documentaire est passé aussi bien sur les chaînes suisses que sur TV5.
Depuis 2005, je suis aussi rédacteur pour les guides du Petit Futé, à travers la France, mais également de leur magazine.
Les calendriers, les cartes postales voient fleurir, chaque année, nombre de mes photos, mais faut-il le reconnaître, les prix du marché ont sérieusement baissés.
Internet oblige, mais les clients aussi ( ! ), j’ai créé mon site personnel afin de présenter, sous forme de photothèque, mes productions les plus récentes (quelques anciennes aussi…). Une petite visite vous les fera découvrir. Depuis peu, une page du site, vous invite à découvrir la photo du mois. Photo agrémentée d’un petit commentaire. Vous y trouverez également mes dernières actualités, souvent accompagnées d’un petit clin d’oeil.

Le marché de la photo évoluant, je me suis remis, depuis peu, à exposer des photos tant en France, qu’en Belgique, en Suisse ou aux États-Unis.
Des tirages d’Art sont disponibles, en ligne, avec payement sécurisé, depuis mon site.
- octobre 2006 Pictures Gallery – San Francisco – Etats-Unis
- novembre 2006 Auberge du Vieux Moulin - Duppigheim (Alsace)
- mars 2007 Biennale Naturama – Blainville sur l’Eau (Lorraine)
- juin à août 2007 Jurapark – Vallorbe – Suisse
- mai à décembre 2008 La Géode – Paris (Ile de France)
- octobre 2008 Muséum – Orléans (Centre)
Lauréat du concours du Festival de l’Oiseau et de la Nature en 2007 (catégorie mammifères) en baie de Somme avec une photo de renard : « Brigand des bois ».
Membre du jury (en compagnie de Robert Hossein et… Michel Denis-Huot), en avril 2008, du 16ème Festival Jules Verne Aventures à Paris. Cette manifestation vise, au travers du cinéma d’aventure et d’exploration, à sensibiliser le grand public à la protection de l’environnement.
Président du jury du plus grand Festival européen de la Photographie Animalière et de Nature à Montier-en-Der en 2008.
plus de 4000 photos
info@henryausloos.com

Hommepage – Henry Ausloos vous êtes un photographe animalier très apprécié du public et respecté par les professionnels. Vous avez remporté de nombreux prix et distinctions. Quand avez-vous pensé « photo animalière » pour la première fois ? Quand le « déclic » s’est-il produit en vous ?
Henry Ausloos – En 1975. Agé alors de 22 ans, J’ai eu, entre les mains, le livre « La chasse photographique », de Baufle et Varin. Cela a été la révélation. Je me suis dit : - « Ma voie est là ! » …
Hommepage – Que s’est-il passé ensuite ?
Henry Ausloos – J’ai commencé la fleur au fusil, comme on dit. Par exemple, j’ai montré mes premières photos à une agence. L’accueil reçu n’était pas celui que j’espérais. Mais j’étais accroché. J’ai persévéré. Pour la petite histoire j’ai même racheté cette agence un an et demi plus tard !
Hommepage – Vous avez été recherché très tôt par les éditeurs …
Henry Ausloos – C’est Marabout qui a publié mon premier livre, en 1979. Titre : « La chasse photographique », suivi aussitôt de « Sur les chemins du Paradis », dont le thème est le parc national du Grand-Paradis, en Italie. J’en suis à 25 livres à ce jour.
Hommepage – Vos travaux ont rencontré à plusieurs reprises la consécration. Par exemple le prix Centauriade vous a été décerné en 2004 pour un ouvrage magnifique : « Camargue des chevaux » …
Henry Ausloos – Ce livre a remporté un vif succès et j’en suis profondément heureux. Equinoxe, qui en est l’éditeur va d’ailleurs le rééditer dans un nouveau format.
Hommepage – Votre emploi du temps est manifestement très chargé, et rythmé par les grands cycles de la Nature, ça fait rêver …
Henry Ausloos – Je viens de rentrer des Pays-Bas où j’ai photographié la migration de plusieurs espèces d’oiseaux : Oies, chevaliers, bernaches etc. Ils commençaient leur descente vers le sud. Le spectacle qu’ils offrent est splendide. De plus les appareils numériques actuels ont des algorithmes dans les basses lumières qui permettent de réaliser des images qui dans le passé étaient hors de portée, même pour le photographe le plus expérimenté et le mieux équipé. On peut notamment restituer aujourd’hui des scènes crépusculaires de façon parfaitement satisfaisante.
Hommepage – Quelles sont les qualités premières que doit maîtriser un photographe animalier ?
Henry Ausloos – Il doit aimer la nature et les animaux. Bien-sûr. On photographie bien les sujets que l’on aime. Mais ça ne suffit pas. Il faut, avant tout, une connaissance approfondie de l’animal et de son milieu. Il faut connaître le grand cycle annuel qui le régit, car la photo animalière a son « timing ». Et puis il faut un optimisme et une patience à toute épreuve. Par exemple pour une série de photos de bébés phoques à Terre-Neuve, il m’a fallu trois ans … La Nature fait ce qu’elle veut !
Hommepage – Photographe animalier, c’est un travail en solo ?
Henry Ausloos – Pour moi, oui ! Mais attention, cela ne signifie pas être nécessairement seul. Les campagnes de prises de vue sont dures, longues. Il y a des risques, parfois des risques tout bêtes comme se fouler la cheville …Si vous vous foulez la cheville à 40 km du secours le plus proche et en milieu un peu hostile, vous êtes en danger ! Je suis régulièrement accompagné, soit par un ami, soit un membre de ma famille. De toutes façons, l’homme a besoin de contact humain où qu’il se trouve. Les animaux, mais surtout la nature, la vraie, sont de rudes partenaires !
Hommepage – Quels sont vos prochains travaux ?
Henry Ausloos – Je pars en décembre pour un grand périple de trois mois dans le nord des Etats-Unis, y compris l’Alaska, et au Canada. On va avoir du – 30°C. J’aime le froid ! Je vais surtout photographier les grands mammifères : bisons, wapitis, mais aussi loups, coyotes… En Alaska je vais photographier des aigles, ceux qui symbolisent l’Amérique. Ils se rassemblent chaque années dans un endroit unique. Au Canada ce seront les harfangs des neiges et les renards polaires.
Hommepage – Vous êtes actuellement chez vous, à Nîmes. Pourquoi avoir choisi la Provence ?
Henry Ausloos – Attention, Nîmes n’est pas la Provence. Malgré tout, j’aime la Provence et son ambiance, mais c’est le sud en général qui m’attire après mes périples dans le nord. Et puis, au fil des années, je me suis pas mal abîmé les os dans mes randonnées. J’ai besoin d’un climat chaud et sec, sinon j’ai mal partout ! (rires)
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