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Surmonter le stress par l’actionEcrit par MB

Surmonter le stress par l’action consiste à travailler à faire évoluer dans un sens favorable à soi-même chacun des facteurs de stress que l’on a identifiés lors de la phase préalable de « repérage » de ces facteurs de stress. Surmonter le stress pas l’action c’est combler une à une les brèches qui laissent entrer en nous les facteurs anxiogènes.
Exemple : Un cadre ne sait pas dire non à sa hiérarchie. Cas très fréquent … La conséquence est qu’il stresse parce qu’il entretient avec sa hiérarchie un lien à sens unique. Il reçoit sans cesse de nouvelles missions et il ne renvoie jamais de message tel que : - Attention là je suis débordé, je commence à louper des urgences … Si ce cadre ne fait rien, il sera effectivement stressé en permanence.
La solution n’est pas facile à mettre en œuvre car le temps a passé. La situation est institutionnalisée. L’intérêt de ce cadre est ici de solenniser sa démarche. Par exemple il a intérêt à prendre un rendez-vous avec son interlocuteur naturel et lui dire qu’il a pris conscience tardivement qu’il est surchargé de travail… En réagissant ainsi, ce cadre va réellement surmonter son stress par l’action : Il devient l’artisan de la reconfiguration de son environnement de travail.
Il est certain que ce ne sera pas facile ! Mais en cas de doute la question à se poser devient : - Que va-t-il m’arriver à la fin si je ne réagis pas ?
Paradoxalement, une réponse active au stress passe en effet par le lâcher-prise.
Surmonter le stress par le lâcher-prise
Le témoignage de Jean-Philippe : -J’ai fait de très bonnes études de Droit. A 35 ans j’étais Directeur juridique d’une grande entreprise de travaux publics. Je donnais vraiment satisfaction et j’étais ambitieux, je voulais mieux que la direction juridique. Mais à un moment j’ai compris qu’ayant fait des études universitaires et n’ayant donc pas suivi la voie royale « X-ponts » j’allais avoir des difficultés pour m’imposer. Je n’ai jamais pu intégrer le Comité exécutif de la boîte, pour cette raison. Pendant plusieurs années je n’ai pas voulu l’admettre. Il a fallu qu’un cadre âgé de l’entreprise me l’explique. Il m’a dit : - « Jean-Philippe si tu veux aller plus loin, tu dois chercher une boîte ou ta formation et ton expérience te permettront d’accéder au poste que tu mérites. Ici tu perds ton temps. Je te le répète : Tu perds ton temps ». J’ai dû faire un véritable travail de deuil mais j’ai fini par rejoindre une autre entreprise, depuis je respire librement. Pendant plusieurs années je me suis laissé complètement mener par le bout du nez par cet espoir auquel je n’avais pas le courage de renoncer …
« Faire son deuil », «lâcher prise » sont en apparence le contraire de l’ « action ». Le paradoxe ici c’est qu’agir consiste à accepter certaines choses telles qu’elles sont. Il ne s’agit pas de prendre en main. Au contraire, il s’agit de renoncer en admettant l’inéluctable.
Un désespoir qui fait mal, une frustration, un espoir auquel on persiste à s’accrocher … sont des facteurs de stress chronique. Lâcher prise c’est relativiser et ’être réaliste.
Relativiser : Se dire que cela se passe dans l’univers du travail et qu’un homme ne peut prétendre s’accomplir vraiment en s’investissant à 100 % dans son travail.
Etre réaliste : Savoir analyser objectivement sa situation, indépendamment de ses idéaux, et en tirer les conséquences qui s’imposent.
Pour une définition intéressante du « lâcher prise » : www.eternelpresent.ch
Pour une approche très complète : frd.evolutif.free.fr « le site du bien-être et du développement personnel ».


