Mon job
Psycho
Gérer une personnalité dépendante
Le plus souvent une personnalité dépendante nous apparaît au travail sous son «volet » le plus visible en groupe : l’hésitation. La difficulté à « poser un geste » ici et maintenant.
C’est généralement lorsqu’il y a besoin de prendre rapidement position à titre personnel que la personne dépendante se révèle telle.
Sa qualité la plus proche : La fidélité, le dévouement.
Question : - Alors, tu as pu joindre X et lui parler de notre problème urgent ?
Réponse : - Euh, en fait non, je préfère attendre que Y repasse au bureau pour qu’on puisse les appeler ensemble. Comme ça on sera sûrs de notre coup. D’ailleurs il ne va pas tarder …
L’inconvénient de la personne dépendante est qu’elle a tendance à se mettre aux abonnés absents dans les moments où l’on a besoin d’elle « maintenant ».
Question : - Si je sponsorise votre évènement, quelle sera la dimension de mon logo dans vos affiches, et son emplacement ? Ca il faut que je le sache maintenant …
Réponse : - Ecoutez, là je ne peux pas vous le dire comme ça …
Question : - C’est votre métier, vous pouvez au-moins me donner une idée, quitte à confirmer ou infirmer ensuite ?
Réponse : - Je vais demander au Directeur Artistique de vous appeler …
Question : - Bon ! comme on pense donner le double des autres, je note en tout cas que notre logo aura deux fois la taille des autres dans vos visuels. C’est logique, non ?
Réponse : Euh, ouiiii …
Que faire ?
Le plus difficile pour vous sera sans doute de rester dans votre rôle : Vous êtes son collaborateur, pas son mentor où son conseiller.
Sinon dans le meilleur des cas vous allez devenir Richelieu, et lui, Louis XIII. Et dans le pire des cas vous allez devenir Marie-Antoinette, et lui, Louis XVI …
Gardez bien la « ligne rouge » en vue et ne la franchissez pas. Vous auriez sûrement à le regretter à un moment où à un autre.
Ne le poussez pas dans ses derniers retranchements en le sommant de « faire son boulot de patron ».
Souvenez-vous de la terrible question posée par écrit par le Général de Gaulle au Maréchal Pétain en Juin1940 en pleine débâcle des armées françaises :
Quelles sont vos instructions ?
Si vous faites la même chose, vous risquez de vous faire, vous aussi, un ennemi …
Lorsqu’il vous met la pression par son indécision ou en vous demandant sans cesse votre avis, prenez le à son jeu : Donnez votre avis de façon circonstanciée, mais terminez par une question : - Que faisons-nous maintenant ? Et ne dites plus rien.
Et quand il aura répondu, répondez-lui : - C’est bien noté, je vais faire le nécessaire ! Afin que ce soit bien clair dans son esprit : C’est lui qui donne les instructions. C’est vous qui les exécutez. Chacun ses responsabilités.
Si vous avez l’impression d’avoir non un collaborateur autonome mais un satellite qui gravite autour de vous, alors votre collaborateur est en situation de dépendance psychologique vis-à-vis de vous.
Essayez de comprendre pourquoi votre collaborateur est comme ça. En y voyant un peu plus clair, vous saurez instinctivement quel comportement adopter.
Donnez-lui du « grain à moudre » pour agir de façon autonome : Veillez à lui donner des instructions claires et aussi complètes que possible, et si il revient à la charge, renvoyez-le à ce qui a été dit, ou écrit, et dites-lui de faire preuve d’initiative et de vous rendre compte quand il aura fait au-moins un bon bout de chemin.
Il risque de devenir assommant à la longue ! La solution peut être de lui rappeler régulièrement qu’ « on forme une équipe » et qu’au sein d’une équipe chacun doit faire preuve d’autonomie. Le goal fait son boulot de goal, l’avant-centre son boulot d’avant-centre …

