L'interview
La cuisine gauloise continue
L’homme qui remet la cuisine gauloise au goût du jour !
Hommepage – Jean-Paul Romac, la mode est aux recettes qui arrivant de loin dans l’espace. Vous êtes l’homme qui va chercher les recettes loin dans le temps : L’époque gauloise, et au delà !
Jean-Paul Romac – Effectivement, ces périodes me passionnent. Elles sont loin dans le temps, mais aussi pleines de « proximités » car en ces temps qui nous paraissent éloignés on n’était pas moins homme ou femme qu’aujourd’hui ! L’examen des arts culinaires de ces époques le confirme.
Hommepage – Vous avez rédigé plusieurs ouvrages sur les méthodes de cuisine de ces époques ; ils ont convaincu le public !
Jean-Paul Romac – « La cuisine gauloise continue » (Ed Bibracte et bleu autour) est devenu un classique. Ce livre donne plus de 250 recettes gauloises, et en explique les tenants-et-aboutissants. J’ai rédigé ce livre avec Anne Flouest. Nous avons aussi rédigé ensemble « La cuisine néolithique » (Ed Jean-Paul Rocher). Je suis également l’auteur, avec Jacqueline Bouvier ; de « Brassage – Bière, légendes et recettes » (Ed Jean-Paul Rocher)
Ces ouvrages se veulent didactiques. Ils sont faits pour cuisiner mais aussi pour comprendre dans quel contexte tout cela se passait. Le grand public les apprécie, c’est pour moi une profonde satisfaction.
Hommepage – Quelle est la part de la science et celle de l’imagination quand on rédige ce genre d’ouvrage ?
Jean-Paul Romac – La démarche est avant tout scientifique. A la base il y a un travail archéologique. On fouille des sites. On analyse les résultats. On tire des conclusions. On n’invente rien ! Ce travail scientifique donne une image finalement très fine de ce qu’était la cuisine gauloise, et même la cuisine du néolithique. On sait ce qu’ils mangeaient et comment ils le préparaient. Bien-sûr, on ne sait pas tout sur tout, il y a donc une place pour l’interprétation. Mais l’imagination est seulement un complément.
Hommepage - Pouvez-vous nous donner une définition de la cuisine gauloise ?
Jean-Paul Romac – C’est une cuisine qui repose largement sur les céréales. Mais l’absence de fours implique que les Gaulois ne mangeaient probablement pas pain, en tout cas pas au sens qu’on donne aujourd’hui au mot « pain ». En revanche les céréales étaient omniprésentes dans les recettes, sous forme de galettes, intégrées dans des soupes, dans des plats de toutes sortes. Sans oublier les boissons fermentées à base de céréales, bien sûr. Mais les curseurs ne sont pas les nôtres. C’est l’époque « du pain qui se boit et de la bière qui se mange » …
Hommepage - Vous avez mis vos recettes en pratique pour votre agrément personnel ?
Jean-Paul Romac – J’ai mangé gaulois pendant une année pleine. Mon fils m’a accompagné. Ca n’a pas été un effort pour nous parce que les mets sont très diversifiés. Ensuite j’ai mangé néolithique encore pendant un an … J’ai alors fait une série d’analyses et tous les indicateurs étaient au vert : Pas de cholestérol, pas de tension, pas de diabète, aucune carence … J’étais en pleine forme, et mon fils aussi ! Des sucres lents, pas de sucres « rapides », des matières grasses mais en quantité limitée, des légumes, des fruits … la cuisine gauloise est pleine de recettes gagnantes sur le plan diététique !
Venez découvrir la cuisine gauloise d’automne dans la rubrique « cuisiner recevoir » !



