L'interview
Jean favreau
Fondateur de www.pixpalace.com le site qui fédère l’offre de dizaines d’agences de photographie.
Hommepage – Jean Favreau, pouvez-vous nous décrire l’idée qui est à la base de votre service ?
Jean Favreau - Le concept est très simple : Il y a d’un côté une forte demande de photos de la part des journaux, des magazines, des sites web, des publicitaires, des médias en général. De l’autre il y a ceux qui créent des photos, qui les gèrent, qui les fournissent. Jusqu’à récemment, tout le monde fonctionnait en ordre dispersé ce qui impliquait une perte d’efficacité considérable. D’une façon ou d’une autre il fallait mettre les gens mieux en phase les uns avec les autres. D’où l’idée de ce service Le service PixPalace fonctionne comme un « guichet unique » qui permet aux professionnels recherchant des photos de ne plus les chercher auprès d’une multitude d’agence de photo, mais de les trouver directement sur le service. Réciproquement nous donnons aux agences une plate-forme leur permettant de mettre leurs photos à disposition des usagers et de faire connaître la globalité de leur offre. D’où le terme de « guichet unique ». Le service est une sorte de « place du marché » de la photo, entre professionnels.
Hommepage – Comment l’idée de ce « guichet unique » vous est-elle venue ?
Jean Favreau – J’ai travaillé pendant de nombreuses années chez Sygma. J’ai quitté l’agence en 2000 peu après son rachat par Corbis, l’agence de Bill Gates. A l’époque il y avait trois grandes agences françaises : Sygma, Gamma, et Sipa. Il y avait aussi de nombreuses agences plus petites proposant aussi des photos de qualité. Au total l’offre était énorme et de grande qualité. Mais tout le monde se débrouillait dans son coin. Un grand regroupement généralisé n’étant guère envisageable, j’ai pensé qu’on pourrait au-moins mettre en place une structure unique permettant à un magazine, par exemple, de profiter des ressources d’un grand nombre d’agences sans avoir à tirer une multitude de sonnettes à chaque fois qu’il à besoin de photos.
Hommepage – Quand êtes-vous passé à l’acte ?
Jean Favreau – Après mon départ de Sygma j’ai mené des missions de développement de projet pour plusieurs titres, comme Le Figaro ou L’Express. Ces missions m’ont d’ailleurs conforté dans l’idée que la presse et les médias en général avaient besoin de ce fameux guichet unique pour mieux travailler, et j’ai fondé ma société en juin 2004.
Hommepage – Comment la phase de démarrage s’est-elle passée ?
Jean Favreau - La grande priorité a été de constituer rapidement un « bouquet d’offre » professionnellement irréprochable. Comme j’avais une légitimité dans ce milieu, plusieurs grandes agences m’ont fait confiance, comme Sipa et Cosmos. La dynamique « offre de photos » était lancée, d’autres agences ont suivi. Nous avons donc pu très vite proposer une offre intérresante.
Hommepage – Et ensuite ?
Jean Favreau - J’ai tout de suite présenté le site aux grands utilisateurs, notamment dans la presse magazine. Le Figaro m’a fait confiance, puis Paris Match, Le Point … La dynamique «demande de photos » était lancée à son tour. Ce milieu professionnel regroupe quelques milliers de personnes. Si ce que vous faites facilite vraiment le travail des gens, ça se sait très vite.
Hommepage – Vous vous positionnez comme un concurrent de Getty Images, par exemple ?
Jean Favreau – Nous proposons en effet un nombre important de photos, mais notre positionnement n’est pas le même. Nous sommes autre chose qu’une banque d’images. Nous sommes un service de distribution et en même temps le fédérateur de l’offre de plusieurs dizaines d’agences qui vivent, qui travaillent, qui viennent enrichir l’offre en permanence. De plus, nous ne travaillons pas principalement avec un accès web. Nous installons des serveurs directement chez l’utilisateur, ce qui est bien plus efficient. Bien sûr les utilisateurs sont tous des professionnels.
Hommepage - Quels sont vos projets de développement ?
Jean Favreau - Nous nous développons aux Etats-Unis et en Pologne. Nous faisons jouer l’effet « boule de neige ». Nous prévoyons de développer une offre stock plus précisément pour les agences de communication, de pub etc… toujours une offre de professionnels, les agences, au service des professionnels. L’une de mes grandes satisfactions c’est que nous permettons à l’offre de nos partenaires agences de rivaliser avec celle des leaders mondiaux.

